Mémoires d’une jeune fille éparpillée

fragments d’une vie éparse à l’aube de la trentaine

Maintenant que je suis fonctionnaire… mars 20, 2008

Classé dans : Uncategorized — 4 @ 10:56

…je suis plutôt crevée aprèes cette toute première semaine de travail!

Qui a dit qu’on ne fait rien à la fonction publique?

Sérieusement, je suis vraiment emballée par mon nouveau travail. Par contre, je suis pas habituée à courrir comme je dois maintenant le faire pour aller porter fiston à l’école le matin (1h de route pour l’allé-retour) , le chercher le soir (une autre heure de route), et la routine souper devoir, dodo… Avant, j’attendais fiston à l’école à 15h. On rentrait tranquilos à la maison. On faisait une partie des devoirs, puis je préparais le souper pendant que fiston s’amusait. On mangeait en écoutant Kaboum et Ramdam. Après on terminait les leçons, fiston prenait son bain, puis dodo. J’ai tellement l’impression de le rusher avec ce nouvel horaire. Il n’est pas trop content de devoir aller au service de garde tous les soir… m’enfin, c’est la vie!

Autrement, j’ai plein d’avantages à ce nouveau boulot: stationnement et repas à la caféteria gratis! J’ai pas encore eu la chance de goûter… pour l’instant je suis dans un autre édifice le temps de mon orientation. Je sais pas si ça sera aussi bon que le manger mou de l’hôpital où se trouve le Centre de recherche.

À part ça, mon bureau est plutôt étouffant et laid. Ça sera surement moins pire avec des plantes! Heureusement, les collègues sont très sympas et l’ambiance est bonne. J’ai été vraiment bien accueillie. Je suis étonnée de la confiance qui est accordée aux employés. Par exemples, il n’y a pas de code pour les interrurbains.

Quoi dire de plus?

La fatigue me gagne…

demain je veux clancher la discussion et la conclusion de mon mémoire…

alors Bonne nuit !

 

Mémoire enfin déposé pour la correction formative mars 15, 2008

Classé dans : Vie d'étudiante — 4 @ 2:20

Je n’y croyais même plus. Enfin, c’est fait. J’ai déposé tout ce que j’avais de fait bien qu’il me reste passablement de travail à accomplir encore. J’en ai même eu de la difficulté à trouver le sommeil hier soir. Et j’ai fait des cauchemars à propos de ma soutenance. C’est un thème qui revient depuis déjà quelques semaines.

Moi à fiston:

-Tu vois le boulet que je traîne?

Fiston:

- Il est dans ta tête ton boulet!

Je m’étais dit que je remettais ce que je pouvais vendredi et que je prenais le week end off, le temps de me vider un peu la tête et d’angoisser avec le nouveau boulot qui commence lundi matin. Hier en fin de Pm, j’ai envoyé à mes directeurs le tout… 187 pages de pur bonheur. Je ne leur ai pas fait remarqué qu’il manquait encore des trucs…j’ai pensé que j’aurais le feedback et que j’ajusterais en conséquence.

Je suis allée chercher fiston à l’école et nous sommes allés fêter ça chez Louis. Louis, c’est ma place à Sherbrooke pour la poutine. On s’est ensuite balladé au centre ville avant de retourner à la maison et d’écouter un bon film…

Avant le film, je jette un coup d’oeil à mes courriels… ma directrice! Ah misère!

> Allo 4rine,
>
Ça veut dire quoi cela ????
> Est-ce fini ?
> SVP guide-nous pour la correction

Moi je lui répond le plus vaguement possible ce matin:

Bonjour,

Je vous ai envoyé hier l’ensemble du mémoire. Il reste quelques parties à
retravailler (principalement la discussion, la conclusion et réviser les
chapitre 1 et 2) et le «polissage» de l’ensemble.

Mais voilà qu’elle insiste:

Bonjour,

svp 4rine soit plus précise

1. Que t’attends-tu de nous à ce moment ?

2. Quand prévois-tu remettre le reste ?

3. Quand tu remettras le reste, t’attends-tu à une correction de l’ensemble ou juste de ce que tu soumettras de nouveau ?

SVP donne un plan de match clair car tu sais que le temps file.

J’ai juste envie de lui répondre: J’en ai aucune cr*** d’idée!

 

Une banane de bonne nouvelle mars 13, 2008

Classé dans : Uncategorized — 4 @ 12:48

J’avais envie de partager avec vous cette bonne nouvelle avec vous! Mais comme je n’ai pas tellement le temps de vous parler de la culture de la banane conventionnelle et de vous expliquer en quoi l’arrivée sur le marché québécois de la banane équitable est une très bonne nouvelle, je me permet ici de mettre l’excellent texte d’Équiterre sur le sujet.

La banane conventionnelle

Un fruit vraiment populaire

imgCultivée depuis plus de 10 000 ans, la banane est :

  • le fruit le plus populaire en Amérique du Nord;
  • le 4e produit alimentaire le plus important au monde;
  • la 5e denrée alimentaire la plus commercialisée, après les céréales, le sucre, le café et le cacao;
  • le 4e aliment de base le plus important dans les pays en développement, après le riz, le blé et le maïs7.

De nos jours, chaque personne mange en moyenne 14 kg de bananes par année, ce qui représente 12 % de sa consommation totale en fruit! Dans les régions où la banane constitue l’aliment principal comme l’Ouganda, les gens peuvent manger jusqu’à 450 kg par an! Mises bout à bout, les 100 millions de tonnes métriques de bananes consommées chaque année entoureraient la terre 2 000 fois7 !

crédits photo : Amélie Binette

 

La production intensive de la banane unique

imgLes bananes, qui se cultivent toute l’année, poussent exclusivement dans les régions tropicales et subtropicales, où elles sont majoritairement consommées. Seule une très faible proportion de la production mondiale des bananes est vouée à l’exportation (13 %); la grande majorité étant plutôt destinée à la consommation locale. Même si il existe plus de 1000 variétés de bananes, 99 % des bananes qui arrivent sur les marchés du Nord ne sont en fait qu’une seule variété, la variété Cavendish. La culture intensive d’un seul type de banane vouée à l’exportation rend cette dernière extrêmement précaire. En effet, une simple maladie pourrait détruire l’entièreté des récoltes, comme ce fut le cas de la variété de banane Gros Michel qui dominait le marché jusqu’au début des années’60. Des milliers de producteurs et travailleurs sont ainsi très vulnérables à cette éventualité qui pourrait anéantir leur unique gagne-pain.

crédits photo : Murielle Vrins

 

D’un continent à l’autre

imgComme les bananes sont des fruits extrêmement fragiles qui mûrissent rapidement, elles sont très difficiles à transporter vers les pays étrangers. Ce n’est qu’avec l’apparition des bateaux à vapeur et de la réfrigération que l’on a pu commencer leur exportation en grandes quantités. La difficulté du transport des bananes a favorisé le monopole des grandes sociétés. Ainsi, le marché de la banane est contrôlé depuis plus de 50 ans par une très grande concentration de multinationales impliquées dans sa production et sa commercialisation1.

Cinq multinationales (Chiquita Brands International, Dole Food, Del Monte Fresh Products, Noboa et Fyffes) se partagent près de 85 % de la production mondiale1.

crédits photo : Murielle Vrins

Hautement lucratif, le marché de la banane est depuis le début des années 1990 au cœur d’une féroce guerre commerciale opposant ces principales multinationales. Comme les ventes stagnent depuis 10 ans, leur objectif est de faire chuter les prix de la banane pour conquérir davantage de consommateurs. Les multinationales qui dominent le marché contrôlent bien souvent l’ensemble de la filière, soit des plantations au Sud à la distribution dans les pays du Nord. Même si le prix mondial des bananes fluctue généralement peu, il a connu une détérioration à long terme. Les variations de prix à court terme pourraient provoquer d’importantes crises économiques chez les pays producteurs1.

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crédits photo : Murielle Vrins

 

De graves impacts pour les travailleurs et pour l’environnement

Si les bananes représentent un aliment très économique chez nous, c’est bien au détriment de la santé et de la vie de ses travailleurs : d’autres en paient le prix! Les multinationales bananières n’hésitent pas à sabrer dans les conditions de travail de façon à réduire les coûts de production au minimum, en dépit du respect des droits des travailleurs et de l’environnement. En effet, d’énormes quantités de pesticides et de fongicides sont pulvérisés chaque année dans les plantations de bananes afin d’empêcher la propagation de maladies; cette proportion augmente en fonction de la taille de la plantation3.

  • Une plantation typique en Amérique centrale utilise 30 kg de pesticides par hectare annuellement, soit dix fois plus que dans l’agriculture intensive des pays industrialisés1.
  • 90 % des pesticides pulvérisés de façon aérienne se perdent dans l’environnement. Les produits chimiques toxiques se retrouvent dans l’écosystème local, c’est-à-dire dans le sol, les sources d’eau, même potable, ainsi que dans la chaîne alimentaire, entraînant ainsi mortalité et difformités dans la faune locale4.
  • Au Costa Rica, grand producteur de bananes, on estime que 90 % des récifs coralliens sont morts à cause du ruissellement des pesticides. Les plantations de bananes ont causé l’érosion, l’épuisement des sols, le déboisement et la destruction d’un bon nombre d’écosystèmes locaux9.

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crédits photo : Murielle Vrins

 

De graves risques pour la santé des travailleurs

L’utilisation de tous ces pesticides a de très graves conséquences sur la santé des travailleurs et de la population locale. Plusieurs d’entre eux souffrent de maladies et symptômes irréversibles dus à l’utilisation de pesticides, comme l’irritation des yeux et des voies respiratoires, des douleurs à l’estomac et aux reins, des cancers de la peau, de l’invalidité, la stérilité et les anomalies congénitales1.

  • Au Costa Rica, le taux d’empoisonnement par pesticides dans les régions bananières est trois fois plus élevé que dans le reste du pays1.
  • Plus de 24 000 anciens ouvriers agricoles de plusieurs pays, en particulier le Costa Rica, ont entamé des poursuites contre les compagnies de bananes Dole, Chiquita ainsi que les compagnies pétrochimiques Dow, Shell et Occidental. Au cœur du litige : le nématicide Nemagon (DBCP), un pesticide utilisé dans les bananeraies qui entraînerait stérilité, malformations à la naissance et problèmes aux reins et au foie. Ce dangereux insecticide continue d’être utilisé dans certaines plantations, même s’il a été banni par l’Agence de protection environnementale américaine en 1977, et que les compagnies sont conscientes de ses graves conséquences sur la santé des travailleurs11.

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crédits photo : Murielle Vrins

Des conditions de travail pénibles

Toutes les multinationales impliquées dans la production bananière ont fait l’objet de controverses au sujet du traitement des travailleurs dans leurs plantations7. En effet, il est très difficile pour les petits producteurs de bananes et les travailleurs des grandes plantations de gagner leur vie. Ils doivent bien souvent travailler dans des conditions très pénibles à un salaire de misère. En moyenne, à peine 4 % du revenu de la vente des bananes conventionnelles revient aux producteurs et aux pays producteurs : 1 % à 3 % pour les travailleurs des grandes plantations et 7 % à 10 % pour les petites plantations1.

Les conditions de travail dans les plantations violent souvent les droits de la personne :

  • longues journées de travail (entre 12 et 14 heures)
  • temps supplémentaire exigé et non rémunéré
  • salaires insuffisants pour couvrir les besoins familiaux
  • aucune sécurité d’emploi ni protection contre les nombreux et fréquents licenciements
  • contrats de courte durée (souvent de 6 mois ou moins)
  • peu ou absence de conventions collectives
  • violence physique et intimidation envers les chefs syndicaux et les membres
  • pires conditions de travail pour les femmes : plus d’heures de travail, pauses plus brèves, salaire nettement moindre, pas de contrat fixe et fréquentes intimidations sexuelles
  • travail des enfants : répandu en Équateur, par exemple, où les enfants commencent à travailler dans les plantations lorsqu’ils ont 10 ou 11 ans
  • utilisation intensive de produits chimiques ayant un impact sur la santé et l’environnement
  • pas d’accès à l’éducation et à des soins de santé1.

Source: http://equiterre.org/equitable/informer/banane.php

 

Il a rendu l’âme… mars 12, 2008

Classé dans : here & now — 4 @ 1:33

smoking computer monitor

Hier soir, je relisais paisiblement mon mémoire (en version papier) quand soudain, un son étrange m’interrompit. Un genre de pfffffffffffffffff…

Je levai les yeux et apperçut une fumée épaisse qui provenait de l’écran de mon ordinateur!

Ne manquait plus que ça! Depuis quelques temps, il montrait des signes d’usure. L’image était souvent bariollée et tremblottante. Je prévoyais le remplacer lorsque je commencerait à travailler, mais là, je n’ai plus le choix, je dois en acheter un maintenant.

 

Procrastin-X mars 10, 2008

 

 

10 000 visites mars 8, 2008

Classé dans : here & now — 4 @ 4:52

Hé oui, c’est aujourd’hui qu’a eu lieu la dixmillième visite sur ce blog. Selon Sitemeter, ça serait toi, Charlène, qui aurait fait passer mon compteur de 9 999 à 10 000.

Faudrait fêter ça!

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Et puis, qu’est qui vous amène ici?
Ormis les quelques habitués, un très grand nombre êtes arrivés ici en googlant…

Dents de sagesse! Ben oui, 625 fois des mots clés se rapportant à ce palpitant sujet! J’aurais jamais pensé que l’extraction de mes dents de sagesse m’apporterait autant de célébrité!

Autrement, on arrive ici en cherchant des trucs sur Renan Luce, Avava Inouva, Incha’Allah, etc…

Les googleries qui m’ont étonnées ou fait sourire:

  • fonctionnaire qui s’emmerde
    Ah oui? s’est ce que je vais voir…
  • des fille qui travaille comme une bonne
    De kessé? Tu veux engager une bonne?
  • le prince charmant des paresseuses
    Hum… intéressant!
  • vie d’une redactrice
    … d’une rédactrice de mémoire ça fait-tu?
  • manque de motivation
    Tiens, tiens, je ne suis pas la seule!
  • j’ai semains pour finir mon mémoire
    Ouin, moi aussi… pis je me demande bien comment je vais faire ça!
  • cath attack de fille
    Là, faudrait m’expliquer… je ne comprends vraiment pas!
  • je l’ai quitté je veux revenir
    Fallait y penser avant!
  • hamster a donner avec sa cage
    T’as vraiment pensé que tu trouvrais ça ici?
  • jeunes filles qui urinent
  • procrastination traitement
    Désolée, je ne peux pas vraiment vous aider!
  • je trouve mon memoire de maitrise nul
    Moi aussi ça m’arrive!
  • jeune fille pris part dernier
  • symptome de la fille amoureuse
    Quoi, c’est une maladie?
  • comment convaique sa femme de faire l’amour
  • je veux se connecter avec une belle fille
    Tu veux connecter quoi au juste?
  • maman cherche fille chaude
    !!!
  • mon fils est déguisé en fille en photo
    Y a pas ça ici!
  • coeur gri poure une jeune fille
    Pardon?
  • pourqoi fair le ménage
    Parce que c’est sale!
  • ne me quette pas
    Quette? dans le sens de quêter ou de quitter?
 

Le club des torturées mars 7, 2008

Classé dans : ma quête amoureuse — 4 @ 10:31

Avis aux intéressées, Poussière d’étoile et moi allons fonder le club… on recrute!

M’enfin, j’arrive pas à me concentrer sur mon travail. La rédaction c’est pénible surtout quand on est habité par des souvenirs et que des images surgissent dans notre tête à tout instant. Je repasse dans ma tête notre première rencontre. Je pense à la chaleur de sa peau. Les larmes montent. Il est déjà si loin même s’il n’est pas encore parti. Je sais que je dois couper, mais j’en ai pas envie. Je l’aime. Je sais pas ce que je cherche, ce que j’attends. Si seulement il pouvait me prendre dans ses bras et que je pouvais pleurer toutes les larmes de mon corps.

Samedi soir dernier, à tante me faisais découvrir Fabienne Thibeault. Les filles comme moi m’a tellement fait pleurer. J’ai pas réussi à trouver un lien pour vous la mettre ici. Je partage les paroles avec vous.

Les filles comme moi
Ça sait pas bien lire dans le coeur des hommes
Les filles comme moi
Ça fait pas compter alors ça donne
Les filles comme moi
C’est fait pour aimer mille ans
Si tu t’en vas
Si tu me laisses dans les mains du temps
Moi je vais vieillir comment, comment

Les filles comme moi
Ça peut se déchirer avec un geste
Ça comprend pas
Pourquoi faudrait mendier la tendresse
Les filles comme moi
Ne me dis pas que ça perd toujours
Je les envie pas
Celles qui se cachent d’aimer au grand jour
Pour moi c’est pas de l’amour
Non c’est pas de l’amour

Des filles comme moi
J’en ai vu se faner avant l’automne
On en parle pas
Tellement elle semblaient devenues personne
Regarde-moi
Je ne veux pas leur ressembler
M’arrêter là
Dans le jardin des coeurs oubliés
Ça je ne pourrai jamais, jamais

Les filles comme moi
Dis-moi qu’elles renaissent de leurs cendres
Même si le bois dont on les a faites est bien trop tendre
Et si mes yeux ne voient pas plus loin que toi
Peut-être qu’un Dieu quelques part là-bas sait déjà
Que ça ne meurt pas qu’une fois
Les filles comme moi
Une fille comme moi

Fabienne Thibeault
LES FILLES COMME MOI
S. Lebel - C. Loigerot - T. Geoffroy